Névralgie cervico-brachiale et ostéopathie

 

La névralgie cervico-brachiale ou NCB touche environ 15 % de la population. Même si elle est cinq fois moins fréquente que les douleurs lié au nerf sciatique, c’est une pathologie nécessaire à traiter car elle peut être très contraignante et douloureuse. Elle se définit par des douleurs ressenties dans le cou et irradiantes dans le bras. Cette douleur suit plus particulièrement le trajet d’un nerf et est due à l’irritation de ce nerf comme pour la sciatalgie ou la cruralgie au niveau de la jambe. Ces douleurs peuvent être liées soit à un blocage des vertèbres cervicales, soit à des contractures, soit à une hernie discale cervicale ou encore à de l’arthrose.

 

Un peu d’anatomie

Afin de mieux comprendre la névralgie cervico-brachiale quelques notions d’anatomie peuvent être utiles.

Au niveau des cervicales de la colonne vertébrale, la moelle épinière donne naissance à 8 paires de nerfs cervicaux. Une paire à chaque étage vertébral.

Ici les nerfs qui vont plus particulièrement nous intéresser sont ceux qui forment le plexus brachial. C’est à dire la réunion de différentes racines nerveuses situées à la base du cou qui se diviseront dans le bras pour innerver différentes parties du membre supérieur.

En voici une représentation de la zone évoquée:

 

 

Les symptômes de la névralgie cervico brachiale:

On retrouve le plus souvent une douleur lancinante , avec des irradiations suivant le nerf touché.

La douleur part donc de la région cervicale, passe par l’épaule et se poursuit dans le bras, ou les omoplates( scapula).

La douleur est la plus part du temps unilatérale c’est à dire située d’un seul côté.

On peut ressentir des fourmillements ou des sensations de décharges électriques le long du bras mais aussi des pertes de mobilité et de sensibilité dans les zones touchées.

(pinterest-http://www.urgence-osteopathe-sos.fr )

 

Traitement ostéopathique de la névralgie cervico-brachiale

Un accompagnement ostéopathique pour soulager les névralgies cervico-brachiale est judicieux. L’ostéopathe traitera la cause et ne fera pas que soulager les symptômes. L’ostéopathe est un thérapeute de première intention. Lors de son anamnèse et de ses tests préalables, il s’assurera que la NCB ne nécessite pas une prise en charge médicale.

L’ostéopathe a une approche globale et travail sur les déséquilibres du corps. Il pourra de ce fait déceler les contraintes et blocages qui créent se déséquilibre par diverses techniques et travailler à rééquilibrer le corps.

Plusieurs régions du corps sont importantes au traitement de la NCB, de part la structure anatomique liée à ces douleurs. Ce sont les régions:

– cervicale

– thoracique

– viscérale

– inter scapulaire

 

La région cervicale:

Travailler à ce niveau est indispensable, car comme nous l’avons vu, c’est de cette région qu’émergent les nerfs du plexus brachial et qui sont en cause dans les douleurs liées aux NCB. Ce sont le plus souvent des restrictions de mobilité des vertèbres cervicales qui provoquent ces douleurs.

L’ostéopathe travaillera donc à redonner une mobilité aux cervicales et travaillera également sur les muscles de cette zones et plus particulièrement sur le trapèze. Ce dernier est en liaison directe avec les nerfs touchés, le décontracter permet de redonner de la mobilité à l’articulation et à enlever la pression qui s’exerce sur le nerf.

 

La région thoracique :

La région thoracique est tout aussi importante à traiter, de part son anatomie osseuse, en particulier pour la NCB la clavicule, la première cote et le sternum. Les nerfs du plexus brachial passant dans cette région, on imagine bien qu’une restriction dans cette zone peut provoquer une compression des nerfs et de ce fait la névralgie. Un certain nombre de muscles s’insèrent au niveau de la première cote, aussi un déséquilibre dans cette zone aura pour conséquence le pincement des nerfs.

Un déséquilibre osseux entraîne souvent des tensions musculaires, d’où l’intérêt d’intervenir sur cette région.

 

La région viscérale:

Même si cette région se trouve plus éloignée de la région concernée, elle n’en est pas moins importante. En effet les viscères abdominaux sont liés nerveusement aux cervicales comme par exemple pour le foie, les nerfs sortant aux niveau de la septième cervicales vont innerver directement cet organe. De plus certains liens mécaniques existent également comme par exemple l’attache de l’œsophage au niveau des cervicales basses.

 

La région interscapulaire ( entre les omoplates):

C’est une zone tout aussi importante à travailler pour son rôle vasculaire, En effet l’aorte est rattachée à la quatrième vertèbre dorsale, et l’ostéopathe travaille sur la bonne circulation des fluides dans le corps d’où l’importance de cette zone. Des muscles mettent également en lien la région cervicale et interscapulaire, comme par exemple le muscle élévateur de la scapula ou le petit romboïde. Il est donc essentiel de travailler sur cette zone pour libérer la zone cervico brachiale.

Voici une représentation des muscles qui sont en lien :

                                                      (https://www.itmp.fr)

 

En conclusion :

L’ostéopathe interviendra donc sur la zone douloureuse et sur d’autre zones distantes pour traiter au mieux la NCB et rééquilibrer le corps afin que la douleur cesse.

Il saura vous donner des conseils suite au traitement afin de le faire perdurer dans le temps.

Éventuellement il pourra vous orienter vers un autre spécialiste si nécessaire.

Cette thérapie est une thérapie de choix au traitement des névralgies cervico brachiales.

Liens entre les maux de dos et les maux de ventre

 

Les maux de ventre et/ou les maux de dos sont courants dans notre vie quotidienne. D’après un sondage, neuf français sur dix reconnaissent avoir déjà souffert d’un mal de dos. En outre, 38% des personnes sondées déclarent avoir souffert plus de dix fois du dos lors de ces cinq dernières années.

Ces douleurs ne sont souvent pas traitées car nous pensons que ces douleurs sont anodines. Les évolutions les plus fréquentes sont :

-la douleur ne passe pas,

-la douleur disparaît ou diminue, mais réapparaît quelque temps plus tard soit au même endroit soit à un endroit différent que la douleur initiale .

Ainsi, dans le cas où la douleur disparaît ou change de localisation, le patient ne fait pas nécessairement le lien entre les épisodes douloureux. Cependant, il est courant que l’origine des douleurs soit la même ou que la cause initiale des douleurs ait causé d’autres tensions.

Or, l’étude de l’anatomie et la pratique ostéopathique a démontré un lien entre les maux de ventre et les maux de dos.

C’est pourquoi nous allons répondre aux questions suivantes :

  • Quels liens réels y a t’il entre le dos et le ventre ?

  • L’un peut il agir sur l’autre et vice versa ?

  • Quelles actions peut avoir l’ostéopathe ?

 

Les troubles digestifs

Les troubles liés au système digestif sont fréquents et variés.

On retrouve par exemple :

  • Reflux gastro-œsophagien,

  • Ballonnements

  • Constipation

  • Diarrhée

  • Maladie de Crohn

  • Intestin irritable

  • Ect…

Les douleurs de l’abdomen sont fréquentes et les causes peuvent être multiples.Les symptômes peuvent être variés et se manifester sous forme de lourdeur, de crampe, la douleur pouvant être diffuse ou plus localisée, la douleur peut être lancinante, sensation de tiraillement… Ces douleurs peuvent être bénignes ou graves, chroniques ou ponctuelles c’est pourquoi il est important d’en parler à un professionnel de santé ( médecin, ostéopathe) . Ces douleurs peuvent devenir un vrai problème au quotidien, c’est pourquoi il est nécessaire de ne pas minimiser ces maux et de traiter la cause le plus rapidement possible.

 

Les douleurs de dos

Les douleurs de dos sont d’avantage courantes. Elles se manifestent principalement au niveau des cervicales, des dorsales ou des lombaires.

Le mode d’installation de ses douleurs peut être brutal ou progressif. Il peut survenir après « un faux mouvement » notamment le port de charges lourdes, être lié à une déformation de la colonne ( scoliose) ou consécutif à une mauvaise posture… les causes sont variées.

Les symptômes sont tout aussi divers , la douleur peut être irradiante, diffuse, localisée, avec une sensation de blocage, de tiraillement, de raideur, de douleur à la respiration, ou simplement dans les mouvements du quotidiens.

Ce sont généralement des douleurs qui ne font pas l’objet d’une consultation à moins d’avoir le dos « bloqué », ou d’avoir une réelle gène dans la vie professionnelle ou privée.

 

Parlons un peu d’anatomie

Pour bien comprendre la relation qui existe entre le dos et le ventre il est important de bien comprendre les liens anatomiques présents entre les deux.

Je vous présente ci dessous deux illustrations :

 

(Encyclopédie universelle.com)                     (Netter, masson)

 

Nous remarquons anatomiquement le rapport étroit qu’il y a entre le dos ( la colonne vertébrale) et le ventre ( le système digestif).

L’abdomen plus couramment appelé le ventre est composé :

  • de l’estomac

  • du foie

  • du pancréas

  • des intestins

  • du colon

 

Cette cavité est délimitée par quatre éléments principaux qui sont :

  • la colonne vertébrale ainsi que les muscles du dos en arrière

  • les muscles abdominaux, et les côtes en avant

  • le diaphragme en haut

  • le périnée en bas

 

Nous pouvons constater dans le schéma ( à droite) que tout notre système digestif est innervé via le système nerveux autonome dit système nerveux végétatif qui part de la colonne vertébrale ( estomac, foie, pancréas, instestin grèle, gros intestin, …) . On relève de nouveau que la colonne vertébrale et le système digestif sont liés.

Il existe ainsi un lien mécanique et neurologique.

                                                                          (tncorpshumain.tableau-noir.net)

 

 

 

Maux de ventre, maux de dos, le lien

Comme il a été démontré, les organes digestifs composent anatomiquement la cavité abdominale.Ces différents organes sont complètements accolés les uns aux autres via les fascias.

Les fascias sont des tissus qui entourent chacun des organes et qui les unissent entre eux. Ces fascias s’accrochent sur la colonne vertébrale. On peut leur attribuer deux fonctions :

  • fixation et maintient des organes

  • nutrition des organes, les fascias permettent via de nombreux vaisseaux sanguins d’acheminer le sang vers les divers organes.

On a par exemple :

  • le fascia de Toldt qui relie les vertèbres lombaires et le colon

  • le fascia de Treitz qui relie les vertèbres lombaires et l’intestin grêle.

Ainsi, une tension sur un organe ou alors sa dysfonction peut impliquer un retentissement sur les autres organes qui sont juxtaposés et créer un dérèglement du système digestif en provoquant par exemple des ballonnements, des constipations, ou encore une diarrhée.

Le lien entre le dos et le ventre devient alors plus clair . Par exemple, des ballonnements peuvent provoquer des douleurs de dos car le fascia subissant des contraintes via l’organe va transmettre telle une onde la contrainte à la vertèbre dont il est attaché, ce qui influera sur la mobilité de cette dernière, créant ainsi des tensions et provoquant par la suite des douleurs.

 

 

De plus, le système digestif a un lien également direct avec les cervicales. L’estomac est directement relié à l’œsophage, ce dernier a des attaches au niveau du rachis cervical, et est relié à la bouche via le pharynx. Donc si on a des reflux, ou une hernie hiatale, l’œsophage peut être irrité, ce qui va entraîner des douleurs cervicales.

 

 

 

 

 

 

 

Précédemment nous avons vu comment un organe peut interagir avec notre dos, l’inverse est tout aussi possible. Si par exemple vous avez une vertèbre qui est en perte de mobilité, ceci va se répercuter sur les éléments qui l’entourent. Ainsi, le fascia qui s’y insère va subir à son tour des contraintes qui vont se répercuter à leur tour sur les organes qui y sont liés et avec le temps, vont fortement perturber le système digestif.

Autrement, une scoliose ( déformation de la colonne vertébrale ) peut entraîner des douleurs abdominales, car la déformation de la colonne a entraîner des contraintes permanentes sur les fascias et donc les organes .

 

Radiographie d’une colonne vertébrale avec scoliose

(Institutchiaribcn.com)

 

 

 

 

Soins ostéopathiques

L’ostéopathe a de par sa fonction et ses études une approche globale du corps. Il va rechercher l’ensemble des causes possibles. Il trouvera ainsi l’origine de la douleur , déterminera les éléments du corps impliqués et traitera les différentes zones.

Dans un premier temps l’ostéopathe effectuera une anamnèse afin de vous questionner sur vos différentes douleurs ; vos antécédents, ect 

Puis il fera un bilan ostéopathique afin de déterminer l’origine de vos douleurs.

Puis s’en suivra une phase de traitement où son travail sera de vous soulager rapidement par un soin symptomatique, puis de traiter la cause pour que le soin persiste dans le temps et redonne mobilité et souplesse à votre corps.

L’ostéopathe utilisera des techniques dites viscérales afin de traiter les fascias des organes et des techniques musculaires, tissulaires et ou structurelles pour redonner de la mobilité à votre dos.

Ainsi , pour les maux de dos et/ ou de ventre, l’ostéopathe va pouvoir analyser les deux zones afin de déterminer l’origine de la douleur pour ensuite traiter la ou les zones avec la méthode la plus adaptée ( musculaire, tissulaire,..) pour obtenir le meilleur rétablissement possible.

En concertation avec vous, il analysera également comment les tensions sont survenues et suivant le cas vous orientera vers des exercices à effectuer ou vous prodiguera des conseils à mettre en place dans votre quotidien afin que les douleurs ne reviennent plus.

En plus de traiter certaines causes, il pourra également vous conseiller sur les problématiques liées à la posture, qui reste la cause de 46% des maux de dos.

Il reste important de noter que, comme toute pathologie , il convient de consulter rapidement avant qu’elle ne s’installe de façon chronique. Une pathologie chronique sera d’avantage difficile et longue à traiter.

L’ostéopathie est une approche de choix pour traiter les troubles digestifs et maux de dos en complément d’un traitement médical.

Soigner une entorse

Descriptif de l’entorse

Une entorse est une lésion ligamentaire qui  survient lorsque l’articulation va au delà de ses limites physiologiques. Les ligaments ont alors absorbé au delà de leurs limites les contraintes liées à un ou plusieurs chocs en s’étirant voir en se rompant, sans qu’il y ait eu de déboîtement articulaire.

Les ligaments sont des genres de « câble » tendus d’un os à un autre, autour et au milieu de l’articulation, ils permettent aux surfaces articulaires de rester en contact tout en permettant le mouvement, ainsi ils assurent la stabilité de l’articulation.

Il existe trois stades d’entorse :

  1. bénigne : il y a eu un simple étirement des ligaments.
  2. moyenne : le ligament c’est partiellement rompu.
  3. grave : le ligament est totalement rompu.

On peut se faire des entorses sur de nombreuse articulations, cependant les plus fréquentes se retrouvent au niveau :

  • de la cheville
  • du poignet
  • du genou
  • du coude

Les symptômes de l’entorse sont :

  • la douleur avec difficulté à bouger l’articulation
  • un œdème, c’est à dire un gonflement de l’articulation
  • un hématome

L’entorse de la cheville

Sous le terme entorse de la cheville on regroupe communément les entorses des différentes articulations de la cheville et du pied ( image à intégrer car sinon les gens ne comprène pas le nom  des os)  Les articulations concernées sont :

  • articulation talo-crurale, entre le tibia, le talus et le calcanéus (avec deux types d’entorses :
  • l’entorse externe, la plus répandue environ 80% des entorses, c’est lorsque le pied va vers l’intérieur et la jambe vers l’extérieur, c’est un mouvement d’inversion. Elle touche le ligament latéral externe.
  • l’entorse interne, touche le ligament latéral interne, et se produit lors d’un mouvement d’éversion donc le pied vers l’extérieur et la jambe vers l’intérieur.
  • articulation sous talienne ( entre le talus et le calcanéus) et medio-tarsienne (entre le talus, le naviculaire et le cuboïde) là on est sur l’entorse du médio pied
  • articulation entre naviculaire, 1er métatarsien et les 3 cunéiformes, entorse de Lisfranc.
Source : PUDDR.ANDORID.SESource : ASPTTNEEATHLERAID.COM

Prise en charge générale 

Lorsqu’on vient de se faire une entorse les premières choses à faire sont :

  • Le repos de l’articulation qui est touchée.
  • Glacer la blessure avec une poche de glace afin de diminuer l’inflammation et l’œdème.
  • Surélever la jambe pour les entorses de la cheville.
  • Faire une compression légère afin de limiter les mouvements.

Suite à ces premières démarches il est important de consulter un médecin en urgence afin d’éliminer :

  • une blessure plus grave comme par exemple la rupture du tendon ou fracture,
  • d’avoir un diagnostic médical précis,
  • de connaître le stade de l’entorse ainsi que les ligaments qui sont touchés.

Seul un médecin est habilité à effectuer un examen clinique et à  demander des examens complémentaires comme la radiographie ou l’échographie et enfin pour prescrire un traitement.

De plus un traitement spécifique est nécessaire pour une guérison optimale. Une entorse bénigne ne se traitant pas de la même manière qu’une entorse grave.

On peut remarquer que lorsqu’une entorse est mal traitée subsiste des douleurs et parfois des gonflements.   Cependant, une prise en charge ostéopathique en complément de la consultation d’un médecin permet d’obtenir un meilleur traitement de l’entorse.

Traitement ostéopathique

Quand l’entorse n’est pas considérée comme grave ou suite à l’immobilisation d’une entorse plus grave, l’ostéopathe va  travailler à différents niveau afin de permettre :

  • une meilleure cicatrisation des structures lésées,
  • de retrouver une parfaite mobilité de l’articulation
  • éviter la mise en place de compensations

Pour cela, l’ostéopathe va  travailler sur  :

  • La mobilité des surfaces articulaires de l’articulation lésée ainsi que les articulations adjacentes qui ont également subi le traumatisme.
  • Les tissus péri-articulaires, c’est à dire les muscles et leurs tendons mais également au niveau des fascias.
  • Les systèmes vasculaire et nerveux qui sont à proximité et à distance de l’articulation afin de permettre une meilleure cicatrisation des tissus.

En conclusion, l’ensemble du travail de l’ostéopathe aura pour objectif de favoriser la  diminution de la douleur,  d’accélérer le processus cicatriciel et d’ obtenir une meilleure cicatrisation de la zone lésée. Au surplus, l’intervention de l’ostéopathe permettra  d’éviter à  moyen  et long terme diverses complications tel que des récidives ou  la mise en place de compensations, qui peuvent se manifester des années plus tard sous différentes formes, notamment  un lumbago,  des crampes ou une arthrose précoce.